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| Deux acheteurs veulent se partager les actifs d'Attractions hippiques |
| vendredi 3 jui, 18 h 30 |
Par Sylvain Larocque, La Presse Canadienne
MONTREAL - La société Attractions hippiques, qui gère les courses de chevaux au Québec, est sur le point d'être démantelée.
Sept offres d'achat ont été déposées pour les actifs de l'entreprise du sénateur Paul Massicotte.
Le contrôleur qui supervise la restructuration d'Attractions hippiques, Yves Vincent, a indiqué vendredi qu'il avait retenu deux propositions: l'une visant l'Hippodrome d'Aylmer, en Outaouais, et la seconde les autres pistes de course (Québec, Trois-Rivières et l'équipement de l'Hippodrome de Montréal). Les détails des propositions demeurent confidentiels pour l'instant.
Selon M. Vincent, la vente de l'Hippodrome d'Aylmer est pratiquement acquise puisque l'offre d'achat ne comporte pas de conditions "onéreuses". Le contrôleur a toutefois demandé à la Cour supérieure, vendredi, une prolongation de délai jusqu'au 31 juillet afin de terminer l'étude de l'autre offre, qui est plus complexe.
"C'est une offre qui nécessite encore des discussions et des clarifications, a expliqué Yves Vincent. Et une fois qu'on aura réglé ces problèmes pratiques, il restera des conditions reliées à des négociations à y avoir avec le gouvernement. Le délai permettrait aussi à l'offrant de conclure son financement."
La juge Chantal Corriveau a pris l'affaire en délibéré et devait rendre son jugement ce vendredi ou lundi.
Si la magistrate refusait d'accorder la prolongation, le contrôleur pourrait devoir refuser l'offre d'achat pour les actifs de Québec, Trois-Rivières et Montréal. Il pourrait alors demander à Paul Massicotte de présenter son propre plan d'arrangement à l'intention des créanciers d'Attractions hippiques.
"M. Massicotte pourrait possiblement renégocier une entente avec ses prêteurs", a affirmé Yves Vincent.
Dans une restructuration judiciaire, le rôle du tribunal est de s'assurer que les créanciers perdent le moins d'argent possible.
Mais dans le cas d'Attraction hippiques, que les actifs soient vendus ou non, les créanciers ordinaires, à qui l'entreprise doit quelque 12 millions $, ne pourront pas se partager beaucoup plus qu'un million de dollars, a précisé M. Vincent.
Les créanciers garantis, principalement des banques, perdront vraisemblablement la totalité de leur mise, soit 52 millions $. Quant à la dette de 12 millions $ appartenant à Paul Massicotte, elle sera radiée si les actifs sont vendus.
Devant le tribunal, vendredi, les hommes de chevaux se sont montrés peu enthousiasmés par les offres d'achat. Ils s'opposent en outre au retour de M. Massicotte aux commandes d'Attractions hippiques.
Il n'y a plus de courses dans les hippodromes québécois depuis plusieurs mois. Seuls les paris mutuels et les appareils de loterie vidéo continuent de générer des revenus.
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