|
|
| Accueil > Actualité > |
|
| Crise financière : Des marchés euphoriques |
| mardi 14 oct, 08 h 32 |
L'injection massive, lundi et mardi, de centaines de milliards de dollars en fonds publics pour venir en aide aux grands marchés financiers mondiaux semblent avoir eu, du moins à court terme, l'effet escompté. En effet, les bourses asiatiques et européennes, victimes d'un krach la semaine dernière, sont en très forte progression, mardi. Au Japon, l'indice Nikkei a clôturé sur une hausse record de 14,15 %, reprenant ainsi un peu du terrain perdu, après une série de séances désastreuses, la semaine dernière, au terme de laquelle la plus grande bourse asiatique a plongé de plus de 24 %. Et en Europe, rassurés là aussi par l'intervention des gouvernements, les marchés poursuivent une remontée très soutenue. À Paris, le CAC 40 gagne à mi-journée près de 5 %, une performance imitée à peu de chose près par le DAX de Francfort et le FTSE londonien. L'État au chevet du capitalisme Les marchés ont bénéficié au cours des dernières heures seulement de centaines de milliards de dollars en fonds publics pour éviter l'assèchement tant redouté du système financier. Mardi matin, avant que ne s'amorcent les transactions sur les parquets nord-américains, le président George W. Bush a donné les détails d'un plan de sauvetage qui consacre, encore une fois, un nouvel interventionnisme. Ainsi, Washington va désormais garantir la plupart des nouveaux emprunts émis par les banques, tout en garantissant les comptes de petites entreprises pour leurs opérations quotidiennes. Le gouvernement américain va aussi se procurer pour près de 290 milliards de dollars d'actions de banques en difficulté. Le président Bush, toutefois, a précisé que le rôle du gouvernement américain se doit d'être limité et temporaire. Lundi, ce sont quelque 2660 milliards de dollars qui ont été mis sur la table par les gouvernements de plusieurs grands pays européens qui imitaient ainsi le plan britannique de 594 milliards de dollars. Les analystes estiment toutefois que si les marchés sont en mesure d'effacer en quelques séances seulement les pertes des derniers jours, les marchés interbancaires, eux, sont toujours marqués par l'absence de réelle confiance. Dans un récent entretien à Reuters, le nouveau prix Nobel d'économie, l'Américain Paul Krugman, a soutenu que le monde, selon lui, se dirige encore vers « une violente récession ».
| Cotes express - Survol des symboles |
| Et aussi sur Yahoo! |
| • Yahoo! Actualités • Yahoo! Messenger • Yahoo! Courriel • Mon Yahoo! • Yahoo! Groupes |